Le filament PLA standard est le point de départ de la plupart des adeptes de l'impression 3D, plébiscité pour sa grande simplicité d'utilisation. Mais dès que les projets exigent plus de durabilité et une meilleure résistance aux chocs, on se heurte vite à ses limites. Les pièces se révèlent souvent cassantes et peu adaptées pour des applications fonctionnelles.
C'est justement là qu'intervient le filament PLA+. Présenté comme une évolution du PLA, il se positionne comme le juste milieu entre la facilité d'impression du PLA et la robustesse de matériaux plus techniques comme l'ABS ou le PETG. Dans ce guide, nous allons décortiquer les critères essentiels pour bien choisir votre PLA+ et vous proposer notre sélection des meilleures bobines pour 2026.
Le marché du filament est une jungle ? Pas de panique. Voici les points clés à vérifier pour faire le bon choix, sans vous tromper.
Si l'on se tourne vers le PLA+, c'est avant tout pour ses performances mécaniques. Un bon PLA+ doit se distinguer par :
Ces propriétés en font le matériau de prédilection pour le prototypage rapide, les gabarits, les fixations ou toute pièce destinée à être manipulée régulièrement.
Le standard pour les imprimantes 3D grand public est le filament PLA+ de 1,75 mm. Première étape, donc : vérifier que c'est bien le diamètre compatible avec votre machine. Mais le plus important reste la tolérance dimensionnelle du filament. Un diamètre constant (généralement annoncé à 1,75 mm ± 0,02 mm) est la garantie d'une extrusion fluide. C'est ce qui vous évitera les redoutables bouchages de buse (clogging) ou les impressions ratées à cause d'un manque de matière (sous-extrusion). Une bobine de PLA+ de qualité se doit d'offrir cette constance sur des centaines de mètres.
On voit fleurir sur le marché des mentions PLA+ bio. Ce label signifie que le plastique est biosourcé, c'est-à-dire produit à partir de ressources renouvelables (comme l'amidon de ma?s) et non du pétrole. Attention toutefois au terme ? biodégradable ? souvent utilisé à tort. La dégradation du PLA ne se produit que dans des conditions de compostage industriel très précises (haute température, humidité contr?lée), et certainement pas dans votre compost de jardin ni dans la nature. Choisir un PLA+ bio reste cependant une démarche pertinente pour réduire sa dépendance aux plastiques pétrosourcés.
Pour vous guider, voici quelques références qui ont fait leurs preuves, plébiscitées pour leur fiabilité et les retours positifs de la communauté des makers.
Pourquoi il se distingue : Son gris neutre et sa finition mate en font le candidat idéal pour le prototypage. Parfait pour juger des formes et des volumes d'un modèle sans distraction visuelle. Le label PLA+ Bio est un bonus appréciable pour ceux qui sont sensibles à l'origine des matériaux.
Avantages :
Pour qui ? : Pour les designers, ingénieurs et makers qui cherchent à produire des prototypes fonctionnels, des maquettes d'architecture ou des pièces mécaniques sans contrainte de couleur.
Pourquoi il se distingue : Ce filament PLA+ se démarque par son rouge vif et parfaitement homogène, idéal pour les pièces qui doivent se faire remarquer. La marque Cailab est réputée pour la constance de ses couleurs, gage d'un rendu uniforme même sur les plus gros volumes d'impression.
Avantages :
Pour qui ? : Pour les créateurs d'objets déco, de jouets (à utiliser sous supervision), de pièces de rechange colorées ou de prototypes où la couleur permet de distinguer les différents éléments.
Pourquoi il se distingue : Une teinte mandarine originale et pleine d'énergie. De quoi créer des pièces qui sortent du lot, sans sacrifier la robustesse du PLA+. Sa formule est optimisée pour une extrusion fluide, y compris à des vitesses d'impression relativement élevées.
Avantages :
Pour qui ? : Pour les makers, amateurs comme professionnels, qui veulent injecter une touche de peps dans leurs créations : objets du quotidien, accessoires de bureau, projets artistiques…
Le PLA+ est un excellent couteau suisse, mais pour certains projets, il faut passer au niveau supérieur, notamment en matière de résistance à la chaleur. Si votre pièce doit survivre dans l'habitacle d'une voiture en plein été, par exemple, il faudra vous tourner vers des matériaux plus techniques.
? Découvrez notre sélection de Filament PLA haute température pour des besoins plus exigeants.
Pour faire simple, le PLA+ est un PLA auquel on a ajouté des additifs pour booster ses propriétés mécaniques. Concrètement, il résiste mieux aux chocs et à la flexion, il est globalement plus solide et l'adhésion entre les couches est renforcée. Moins cassant que le PLA classique, il est donc tout indiqué pour les pièces mécaniques ou fonctionnelles.
Absolument pas. C'est même l'un de ses gros points forts : le PLA+ est aussi simple à imprimer que le PLA standard. Il ne requiert pas forcément de plateau chauffant (même si c'est conseillé, autour de 50-60 °C) et s'imprime dans la même fourchette de températures (environ 190-220 °C). Il ne dégage quasiment aucune odeur et le risque de déformation (warping) est très faible, ce qui en fait un excellent choix pour débuter.
Le PLA+, tout comme son petit frère le PLA standard, est hygroscopique : il adore absorber l'humidité de l'air. Un filament qui a pris l'humidité devient cassant et peut ruiner vos impressions en provoquant des bulles ou des crépitements à la sortie de la buse. Le bon réflexe pour préserver votre bobine de PLA+ : la stocker dans un sac hermétique avec quelques sachets de gel de silice (dessiccant) dès que vous ne l'utilisez plus. L'idéal reste une bo?te de rangement étanche, à l'abri de la lumière.